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La Guerre de Troie (en moins de deux !) : histoire et humour font bon ménage…

Écrit par Serge Bressan Catégorie : Théâtre Mis à jour : mercredi 9 mai 2018 14:54 Affichages : 291

guerre de troiePar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Sur la scène, une très belle table rectangulaire aux pieds métalliques et sept chaises noires en bois. Dans un coin, un piano. Il n’en faut pas plus pour une invitation au voyage.

Inspiré par Homère, Sophocle, Euripide, Hésiode ou encore Virgile, on file en Grèce antique. Tout est en place pour « La Guerre de Troie (en moins de deux !) ». Et ça déménage : en effet, en vingt-quatre tableaux et un épilogue (la même construction dramaturgique que chez Homère et les vingt-quatre chants de « L’Iliade »), on va donc tout savoir sur cette guerre. Les sept comédiens et le pianiste (tous de noir vêtus, sandalettes spartiates au pied) racontent tout : de la naissance divine d’Hélène (qui sera « la plus belle femme du monde » mais qui apparaît durant tout le spectacle sous la seule forme d’une poupée Barbie ! ) au dénouement d’une guerre implacable qui a duré dix ans, en passant par la colère et la mort d’Achille blessé au talon par une flèche empoisonnée, la jalousie des déesses face à la Pomme d’or, le sacrifice d’Iphigénie, la transformation de Zeus en cygne blanc, la folie du valeureux Ajax, le destin de Philoctète, les combines de Palamède pour piéger Ulysse et ses innombrables ruses dont son légendaire cheval de Troie… On a droit aussi à une ribambelle de dieux et demi-dieux, certains coquinant avec des humains. Et, durant toute la pièce, on comprend bien que ces histoires d’autrefois parlent, en creux, d’aujourd’hui…

Eudes Labrusse, l’un des auteurs- metteurs en scène, précise que « le projet s’attache à retracer la « miniature » d’une immense fresque mythologique, tout en tâchant d’en traduire le souffle d’épopée. La mise en scène est ancrée dans ce jeu de confrontation entre le petit et le grand…L’objectif est pleinement atteint parce que porté par un texte intelligent mêlant allégrement histoire, pédagogie et humour. Spectateur, on apprécie également la belle cohésion de la troupe des sept comédiennes et comédiens : chacun(e) jongle avec plusieurs personnages et tous jouent la même partition ; à aucun moment, l’un(e) ou l’autre ne cherche à se mettre en avant, au dessus de ses compagnons de jeu. Quant à la mise en scène efficace, sans fioritures et signé Jérôme Imard et Eudes Labrusse, elle raconte sérieusement la mythologie sans jamais se prendre au sérieux, appuyée par une musique variée interprétée en direct par le pianiste Christian Roux qui rappelle que « la Grèce antique ne connaissait que le mode monophonique ». Enfin, les quatre chansons qui, placées avec à-propos, emmènent cette « Guerre de Troie (en moins de deux !) » vers la comédie musicale de bonne tenue. En quittant le théâtre, on nourrira un seul regret : version Imard et Labrusse, cette « Guerre de Troie », ne dure qu’environ une heure et vingt minutes… C’est bien la seule fois qu’on aimerait qu’une guerre dure plus longtemps !
Les auteurs- metteurs en scène promettaient du théâtre mythologique et forain… Promesse tenue- mieux encore : on a là un moment follement joyeux, délicieusement enjoué, choral à souhait et émouvant. Un spectacle où l’Histoire est nourrie par les histoires. Donc, pour les adultes mais aussi pour les enfants, même s’ils ont moins de 9 ans, et tous ceux qui souhaitent (re)découvrir leurs classiques !

La Guerre de Troie (en moins de deux !) de Jérôme Imard et Eudes Labrusse
Mise en scène : Jérôme Imard et Eudes Labrusse
Musique : Christian Roux. Scénographie, costumes et accessoires : Cécile Pelletier.
Avec Catherine Bayle, Audrey Le Bihan, Hoa-Lan Scremin, Laurent Joly, Nicolas Postillon, Loïc Puichevrier, Philippe Weissert.
Durée : environ 1h20.

Dates et lieux des représentations:
- Jusqu’au 10 juin 2018. Du mardi au samedi, 20h. Dimanche, 16h. Relâche le lundi au Théâtre 13 / Jardin (103A Boulevard Auguste Blanqui, 75 013 Paris - Tél. : 01 45 88 62 22)