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Argent, pudeurs et décadences : un billet sur l'économie aussi dramatique que pertinent

Écrit par Victor Waque Catégorie : Théâtre Mis à jour : dimanche 29 avril 2018 12:12 Affichages : 141

argentPar Victor Waqué - Lagrandeparade.fr/ L'argent sous toutes ses formes ne cesse de pleuvoir sur la scène de l'Agora. Des flux monétaires sur ordinateurs. Des liasses de billet. Un chèque de 15 millions d'euros gagné à la loterie. « Argent, pudeurs et décadences » décrit sous le ton de l'humour l'obsession pour l'argent de notre société. Des traders aux simples citoyens. Omniprésent, « qui n'a de valeur que dans sa valeur », la compagnie questionne l'utilité de l'argent. Un spectacle comique autant que pédagogique, qui illustre les limites du système dans lequel nous vivons.

 

« Argent, pudeurs et décadences » enchaîne les scénettes. Les premières se centrent sur une approche macroscopique de l'économie actuelle. Deux traders affairées à leur bureau, les yeux rivés sur des écrans, deux téléphones en mains, éructent des phrases jargonneuses, prenant à peine le temps de respirer. Elles sont très actives, ne cessent de bouger, de composer des numéros, de faire des transactions. Elles achètent des céréales pour profiter du faible coût des denrées du fait d'une crise météorologique. Puis revendent le tout, bénéficiant de l'évolution de la valeur du produit. Des bénéfices réalisés sur du vent. Les céréales, elles ne les ont jamais vus. Travailler pour gagner de l'argent. Non pas pour contribuer au bon déroulement de la société.
Les personnages nous font un cours accéléré d'économie. Qu'est ce que l'argent ? Où se situe-t-il ? Quelle logique fait fonctionner le marché ? On (re)découvre par exemple la théorie de la « main invisible ». L'économiste du XVIIIeme siècle Adam Smith affirme que le marché se régule par lui-même. Les intérêts individuels de chacun amènent à l’intérêt de tous. Les comédiennes auront vite fait de nous démontrer le contraire... Nous apprenons comment les entreprises injectent de l'argent dans des paradis fiscaux pour n'être taxées que sur un très faible taux. Chaque nouvelle information met en avant la névrose financière de notre société.
Mais ce ne sont pas que les chefs d'entreprises ou les banquiers qui perdent la tête. Lorsque une femme gagne au loto et fait la liste de tout ce qu'elle va dépenser avec son argent, yacht, île en Antarctique pour élever des léopards, on désespère devant tant d’égoïsme. En posant la question l'argent fait-il le bonheur ? La réponse est rapidement donnée devant tant de bêtise. Mais sommes-nous tant éloignés de ces clichés ? A l'image de deux caissières qui parlent de Tim Cook, le PDG d'Apple et de son énorme compte en banque, elles illustrent cette obsession de l'argent. Ce besoin incontrôlé d'en avoir toujours plus. L'argent rend fou.
En effet, si chaque situation est amusante, à l'instar de la femme enceinte qui accouche d'une liasse de billets, ou de la banquière qui se fait tabasser, la tension est lourde sur scène. Les personnages excités, énervés. Les artistes jouent aussi avec nos émotions en interagissant avec le public. Elles stoppent leur spectacle du fait d'un problème technique. Un spectateur s'invective devant les propos honteux sur scène. On ne sait plus très bien ce qui est de l'ordre du réel et ce qui est de l'ordre du théâtre. Mission réussie pour la compagnie AIAA.

Avec « Argent, pudeurs et décadences, » les limites de l'argent sont mises en évidence. Le spectacle invite à un regard critique sur la société, mais aussi sur nous-mêmes. Sans proposer de solutions pour combattre l'impact de l'argent sur nos comportements, le spectacle déclenche une prise de conscience. Pour se libérer de nos chaînes.

Argent, pudeurs et décadences
Écriture et jeu : Audrey Mallada & Aurélia Tastet
Mise en scène: Romain Louvet/ Alexandre Pavlata/ Guillaume Méziat/ Vincent Lahens
Conseiller économique : Julien Milanesi, économiste

Création Musique : Chacapa Studio
Chansons : Marc Lucantonio
Chorégraphie: Mari Siles-Segarra
Décors, technique : Romain Louvet / Valérie Bornand
Graphisme : Corinne Veron-Durand

Photos : Julie Coustarot / Emma Barthere

Dates et lieux des représentations ( 2018): 
- 5 Avril : L'Agora - Le Crès - MONTPELLIER Métropole (24)
- 7 Avril : La halle aux grains - LAVAUR (81)
- 4 & 5 Mai : Festival les Turbulentes - Vieux Condé (59)
- 18 Mai : Festival Le vent se lève - Toulouse (31)
- 19 Mai : Festival BriKabrak - Le Bugue (24)
- 26 Mai : Les plateaux éphémères - Mondeville (14)
- 2 Juin : Gouaix (77)
- 8 Juin : La Tour d'Auvergne (63)
- 9 Juin : Festival des Comiques Agricoles - Beauquesne (80)
- 17 Juin : Herlaimont - Belgique
- 24 Juin : Option Lézard de ma rue - Bouresse (86)
- 7 et 8 Juillet : Festival 48eme rue - Mende (48)
- 21 Juillet : Festival Les z'endimanchés (44)
- 2 Août : La déferlante - Sables d'Olonne (85)
- 3 Août : Festival Côté Cour Côté Jardin - Bernay (27)
- 5 Août : Collines en scène - Coulomé Mondebat (32)
- 10 au 12 Août : Festival Les Macadam - Thonon (74)
- 7 au 9 septembre : Option festival Les Accroches Coeurs - Angers (49)
- 22 et 23 Septembre : Festival Cergy Soit - Cergy (95)
- 12 Octobre : Roques sur Garonne (31)
- 13 Octobre : Daumazan (09)