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Le dernier baiser de Mozart : succession et légitimité en boudoir majeur

Écrit par Julie Cadilhac Catégorie : Théâtre Mis à jour : lundi 8 janvier 2018 21:50 Affichages : 332

mozartPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Vienne, décembre 1791, Wolfgang Amadeus Mozart vient de mourir, à l'âge de trente-cinq ans (« La musique a tué celui qui l’avait servie»), et sa veuve, Constance, se retrouve seule et désargentée avec ses deux enfants en bas-âge. Elle cherche celui qui sera capable de terminer le fameux Requiem dont n’existe pour l’instant que l’ossature. Franz-Xaver Süssmayr, ami de la famille, est venu lui rendre visite : serait-il à la hauteur du Maître? Voilà ce que Constance va s’employer à percevoir, avec autant d’espièglerie que gravité, de fragilité féminine que de force…Un bras de fer gagné par une main de velours, tout en séduction délicate, prétexte à un portrait de femme fort séduisant.
« Le dernier baiser de Mozart » est une pièce d’une facture aussi classique qu’élégante : elle se pare d'un décor viennois attrayant, d'un texte fluide piqué de traits d’esprit amusants et deux interprètes de qualité.
On vit «  l’ombre glacée qui suit la disparition d’un soleil », les inquiétudes d’une femme déterminée qui n’accepte pas l’humiliation de devenir pauvre quand on a été l’épouse d’un être aussi génial que Mozart, ce « musicien-magicien »…Face à la veuve de « Wolfie », Franz est aussi précieux qu’emprunté; il a « un visage de bougie fondue », un « regard de poisson tout sec », est « aussi drôle qu’un tambour crevé ». Elle charrie ce vieil ami de la famille qui a des airs d’amoureux transi, le pousse dans ses retranchements et de manière délicieuse, dans cette pièce à tiroirs, le duo révèle peu à peu des complexités excitantes et des complicités inattendues.

Il est délicieux d’avoir un naïf parmi ses amis.


Tout à la fois portrait passionnant d’une femme forte, dialogue enlevé aux sous-entendus de plus en plus explicites et réflexion sur l’ambition et la difficulté d’exister aux cotés d’un génie, « Le dernier baiser de Mozart » convainc le public. Exsultate, jubilate !

Je voulais me rendre dans un endroit de la musique où je n’irais jamais seul.



LE DERNIER BAISER DE MOZART

Avec Delphine DEPARDIEU et Guillaume MARQUET
Pièce de : Alain TEULIÉ
Mise en scène : Raphaëlle CAMBRAY
Costumes : Virginie HOUDINIÈRE
Décor : Catherine BLUWAL
Lumières : Marie-Hélène PINON
Musique : Jean-Marc ISTRIA
1 nomination aux Molières 2017
Delphine DEPARDIEU- révelation féminine

- Pièce vue au Théâtre Jacques Coeur de Lattes ( 34) en décembre 2017

Les beaux souvenirs sont les feux de l’avenir.