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André Salzet : Monsieur Bovary, c’est lui !

Écrit par Guillaume Chérel Catégorie : Théâtre Mis à jour : mercredi 23 août 2017 14:58 Affichages : 345

BovaryPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ Résumer en 1h05 Madame Bovary, que le grand Gustave Flaubert a mis cinq ans à écrire, il fallait oser. Et le pire (le meilleur, en fait), c’est qu’il l’a fait.

Oui, André Salzet est à la fois Flaubert et Madame Bovary et le livre, tellement il incarne parfaitement, justement, le texte et la tragédie de ce personnage romantique qu’on a trop souvent caricaturé en gourgandine qui s’ennuie. Pour rappel, Madame Bovary c’est l'histoire simple et universelle d’un couple qui ne se trouvera pas, faute d’affinités réelles. Fraichement veuf, le médecin de campagne, Charles Bovary, se marie à Emma, une jolie jeune femme bercée d’illusions romanesques, croyant au grand amour ; comme dans les livres… Déçue, puis voulant fuir cette vie provinciale insipide et cynique, Madame Bovay ne cessera de poursuivre sa quête de l’amour calquée sur ses lectures et ignorant un époux trop banal. Elle se brûlera les ailes avec un jeune clerc de notaire et le cynique Rodolphe. A ne pas confondre avec Adolphe, de Benjamin Constant.
Sylvie Blotnikas met en scène le spectacle avec concision, perfection. Point trop n’en faut, dans le jeu, lorsque le texte est quasi parfait (comme chez les grands, de Molière à Hugo). Ainsi l’acteur est en adéquation totale avec l’oeuvre. C’était un pari audacieux de n’avoir qu’un seul comédien pour nous faire vivre ce récit foisonnant. André Salzet, abonné au Lucernaire, est un interprète multiforme. Il incarne avec sincérité et délicatesse les élans amoureux d’Emma, tout autant que la goujaterie de Rodolphe, et la froideur des huissiers, notaires et autres boutiquiers à qui elle doit de l’argent. Et il prend manifestement plaisir à reproduire l’accent paysan normand du père d’Emma, comme celui de  la nourrice. Gageons que Flaubert lui-même aurait jubilé à cet hommage tendrement irrévérencieux. Ne tardez pas, c’est au Lucernaire jusqu’au 3 septembre. C’est un ravissement pour qui aime les beaux textes et les belles histoires.

Madame Bovary, de Gustave Flaubert (1 h 05).
Avec André Salzet, mise en scène Sylvie Blotnikas.

- Jusqu'au 3 septembre 2017 à 18h30 , au Théâtre rouge, au Lucernaire (51, rue Notre-Dame-des-Champs – 7505 Paris) Tel : 01 45 44 57 34 / www.lucernaire.fr