Gagnez 3 x 2 places au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse avec La Grande Parade !

Tentez votre chance avant le 23 novembre en envoyant vos nom, prénom et adresse postale à :

lagrandeparade@lagrandeparade.fr

- See more at: http://lagrandeparade.fr/index.php/le-manege-des-momes/coups-de-coeur/319-fabian-negrin-jouons-avec-les-mots-au-caprice-du-vent#sthash.o4JUph3T.dpuf

Virgile Simon : " Ce texte n’a pas cessé d’être un savon mouillé dans mes mains et une flaque d’huile sous mes pieds."

Écrit par Julie Cadilhac Catégorie : Théâtre Mis à jour : lundi 26 juin 2017 06:19 Affichages : 269

Le lapinPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Est-ce qu'un cri de lapin qui se perd dans la nuit peut encore effrayer une carotte? est l’histoire d’un père de famille, acteur de sa propre histoire, qui rentre d’une soirée arrosée à la campagne. Chemin faisant, ce père encore déguisé en lapin, croise dans la lumière de ses phares un lapin, il fait une embardée et voit alors sa vie dans un défilé de souvenirs chaotiques et désordonnés, dans le temps dilaté de l’accident. Mais qui parle ici ? Le père lapin ? Le lapin ? L’acteur lapin ? Et surtout qui va mourir ce soir ?

Encore une création multivitaminée de la Compagnie Primesautier, une sorte de "Carrot instinct" où les élucubrations théâtrales vont aller bon train pour la plus grande curiosité des spectateurs...Vous n'y aviez jamais encore pensé? ils l'ont fait! Laissez-vous tenter...ça rend intelligent la carotte! Et nous, on a soumis à la question le lapin en personne, tiens!

Qu’est-ce qui vous a d’abord séduit dans ce monologue où vous vous one-man-shootez de vous-même ?

La première chose qui m‘a séduit c’est le voyage proposé par la densité de cette langue faite de chausses trappes, de coups de volants, de marches arrières et de poésie. On comprend tout de suite que cela va beaucoup parler et pour un acteur, cela indique un travail particulier sur les états et la fluidité du jeu à fournir. On entrevoit rapidement que ce texte, d’une précision redoutable mais qui propose pour le jeu une liberté totale à trouver, offre un voyage « physique » dans la parole. Après je savais qu’avec Antoine Wellens nous prendrions la direction d’une expérience sensible à travailler, à remettre en jeu, à éprouver en direct en cherchant à être dans le présent de l’énonciation et vivre cette parole chaque soir différemment… Dire cela peut paraitre un cliché pour le travail théâtral mais dans la recherche que nous menons il s’agit bien d’un exercice délicat car nous ouvrons des niveaux de jeu très larges (du naturalisme au surjoué) qui peuvent dérouter les grilles d’analyse. Y compris les miennes d’ailleurs…
Ensuite, c’est le questionnement même de la pièce sur les notions de Nature et de culture et particulièrement le rapport avec l’animal (L’homme, l’acteur et le lapin). Christophe Bailly qui a écrit "Le versant animal" a été présent pendant la création et j’essaie, dans ce travail, de m’en inspirer pour développer un état de corps… instinctif ? 

le lapinVous êtes le « pauvre lapin spirituellement éthylique posé dans son clapier théâtral » qui dit : « j’ai jeté tous mes masques dans la bataille » mais aussi « le monde se fait malléable sous le choc de ma pensée. » A la première lecture du texte, comment imaginiez-vous ce compagnon de jeu ? A-t-il évolué au fur et à mesure des représentations ?

Je l’imaginais un peu plus docile et il m’a souvent mordu ! Ce texte n’a pas cessé d’être un savon mouillé dans mes mains et une flaque d’huile sous mes pieds… Dès que je semblais trouver quelque chose, il faisait un bond de côté et tout était à recommencer… 
Evoluant sur une structure interactive sur laquelle je suis le seul à pouvoir agir, je suis pris au piège de ce dispositif technologique, de ce « clapier théâtral » qui m’oblige aux mouvements, aux gestes et aux sens et à l’intérieur duquel je dois être narrateur, acteur, technicien, personnages, où je deviens le conducteur de cette histoire, de ces mots qui n’ont de cesse de nous balader dans différents niveaux de narration et de réalités… Ces mélanges incessants, dont je suis le complice et l’esclave, m’obligent donc à naviguer entre ces différents niveaux de réalités et d’y jeter tous mes masques : ceux du comédien en train de jouer, en train de jouer à jouer le père, le fils, sa patronne, la mort, et même une poule ! Je dois être dedans/dehors, incarner, désincarner, appuyer, vérifier, rire, pleurer, sauter… tout en donnant l’impression que ce sont des choix sur l’instant, intuitifs, instinctifs… Ce sont des allers-retours quasi permanents qui mettent la concentration à rude épreuve mais qui m’offre en tant que comédien l’occasion d’un jeu « performatif », sensible et à chaque fois renouvelé dans l’exercice ritualisé de la représentation. Et c’est ici que réside tout l’enjeu d’une telle proposition. Comment, à l’intérieur de cette digression philosophique et théâtrale, trouver la manière d’emmener avec moi le public dans cette dramaturgie tourmentée ? De l’accompagner tranquillement dans les méandres de la narration et lui faire comprendre que le voyage est tout aussi important que la destination… Je tente en tout cas, de mettre les garde-barrières nécessaires à la bonne lisibilité de la chose… 
Car si les images, le texte et la mise en scène sont fixes, l’interprétation elle, est bien à rechercher chaque soir…c’est encore un cliché mais dans nos méthodes nous devons suivre ce qui nous arrive sur le moment, jouer avec. Entrer dans une émotion sans savoir où elle va nous mener, quitte à ce qu’elle semble fausse ou « bizarre » sur le moment… Mais c’est peut-être aussi un moyen pour trouver une richesse étrange de tons et d’états… Une manière de se battre contre ses propres habitudes de comédien. Car j’ai bataillé longtemps pour me construire une logique implacable à toutes ces métamorphoses, à tous ces masques, mais cela résistait et au final, c’est quand j’ai compris qu’il fallait juste accepter de jouer sans se poser de questions que tout s’est éclairé et que je me suis senti libre d’aller chercher encore d’autres choses, d’autres manières d’entrer dans ces choses et d’entretenir avec elles un rapport plus organique qu’intellectuel… Ces différents compagnons (structure/texte/jeux) ont, au fur et à mesure et au final, effectué inconsciemment une sédimentation des différents éléments qui constituent aujourd’hui le sol ferme, mais toujours un peu mouvant sur lequel j’évolue et les fais évoluer.

Lorsque vous jouez, vous dîtes-vous que vous êtes dans les phares du spectateur ? ou quelque chose comme ça... ?

Oui, clairement ! Le texte dit : « Dans les fossés autour de moi, je devine des regards tapis dans l’ombre. (…) Des yeux réflecteurs, qui deviennent à leur tour projecteurs. » Mais aussi : « Mes yeux s’ils n’en rencontrent pas d’autres ils ne voient plus rien. Besoin d’une présence, de quelqu’un qui communique avec moi… » Ou encore : « J’ai envie de me perdre dans le regard de l’autre, qu’il me donne un peu d’épaisseur et de sens. » Tout cela renvoie à ce curieux rituel d’être là face à d’autres et en conscience, à la fragilité de cette présence « quasi animale » de l’acteur, pris entre lui-même et le regard des spectateurs.

Evoluant sur une structure interactive sur laquelle je suis le seul à pouvoir agir, je suis pris au piège de ce dispositif technologique, de ce « clapier théâtral » qui m’oblige aux mouvements, aux gestes et aux sens et à l’intérieur duquel je dois être narrateur, acteur, technicien, personnages, où je deviens le conducteur de cette histoire, de ces mots qui n’ont de cesse de nous balader dans différents niveaux de narration et de réalités…

 

Lapin « Qu’il est compliqué le chemin qui fait de moi ce que je suis ! » : Qu’est-ce que cette phrase, à vous qui incarnez le lapin, inspire ? (A part l’envie de vous ruer sur une carotte pour évacuer tout le stress de la question…). Cette mise en scène, qui joue notamment avec l’obscurité et la lumière, vous semble-t-elle répondre elle aussi à cette assertion ?

Sur le jeu, encore une fois la difficulté d’opérer ces métamorphoses, parfois très rapidement, de ne jamais pouvoir être complétement « Une chose ». Je suis constamment dans ce texte en quête de mon identité que je ne peux trouver que dans le regard de l’autre, que dans ma propre capacité à me décrire en public. La question « Qui parle ? » étant reprise plusieurs fois dans le texte, cela perturbe, me perturbe, et je dois trouver, dans toutes ces paroles, ce qui pourrait me constituer en tant que comédien…
Après d’un point de vue personnel, bah simplement et bêtement la difficulté de se connaître, d’accepter ce que l’on est… de se dire que je peux agir sur moi-même et que le chemin n’est jamais tout à fait clos… Cette phrase de Francois Chirpaz : « L’homme qui ne parle pas de sa vie est un homme qui la vit à moitié. » citée dans le texte, pourrait être une forme de réponse à cette problématique, au moins, elle ouvre au fait de chercher plus efficacement à se situer, bien que cela n’empêche en rien les complications… …Cela reprend aussi l’urgence narrative du texte qui est de chercher à se définir avant de mourir, quitte à s’y perdre soi-même. 
C’est je crois une sensation métaphysique que nous sommes nombreux à partager… Merci de me rassurer et de me répondre que oui… car je trouve que ce sont nos faiblesses et nos doutes qui sont un terrain propice à la rencontre, qui travaille notre empathie et notre fraternité… moins nos forces… l’injonction qui se précise aujourd’hui de développer un comportement de vainqueur, de « winner », est quelque chose qui m’agresse…

Dans cette pièce, le geste ne se calque pas sur ce qui est dit, il est un contrepoint qui permet une double partition…Comment avez-vous travaillé cela ? Est-ce confortable pour l’acteur…ou au contraire, cette mise en scène vous met-elle volontairement "en danger" (comme le lapin qui n'est pas en bonne posture) ? 

La gestuelle de cette proposition a été travaillée dans un premier temps à partir de la situation initiale du texte : un homme dans sa voiture. Avec l’envie de proposer un poème théâtral, visuel et sonore, nous avons imaginé ce dispositif interactif dans l’idée de trouver les outils technologiques qui nous permettraient la création d’un véritable langage poétique en adéquation avec le corps, le texte, la lumière et le son. Nous avons donc d’abord cherché, par des actions et des déplacements concrets et/ou aléatoires, à définir mon rapport à cette structure, envisagée comme un véritable partenaire de jeu. Cela nous a donné l’emplacement des différents capteurs qui déclenchent les effets techniques, et, en fonction, nous avons approfondi la manière de m’y rendre, la qualité des forces d’appui… Nous avons ensuite pour chaque tableau cherché à faire apparaître les images figuratives et/ou poétiques… Tout était tellement possible que l’imaginaire s’est rapidement ouvert et il nous a semblé intéressant de décaler certaines images, certaines postures, de ne pas seulement les enfermer dans leur aspect « concret » mais qu’elles puissent offrir effectivement ces contrepoints… qu’elles évoquent plus qu’elles ne disent…
Après c’est vrai que la mise en scène me met volontairement en danger mais je ne suis pas le dernier pour me mettre en danger tout seul ! Durant la recherche, beaucoup de « blagues », physiques ou textuelles de ma part, des choses qui me semblaient incongrues ont finalement été gardées ! Des choses qui m’échappaient… Je n’avais pas fait le parallèle avec la mauvaise posture du lapin mais cela est plutôt juste. La pièce n’est pas toujours confortable mais cela est assez excitant pour un acteur de se prêter à ce genre de jeu de devoir tout gérer…enfin moi ça m’amuse, même si je me sens parfois un peu noyé dans tout ça c’est un défi intéressant. Antoine Wellens pense que les acteurs en danger sur un plateau sont « plus beaux », car réellement au travail, en train de se dépatouiller avec ce qu’ils ont à faire… C’est une lutte permanente entre nous. Dès que je trouve un peu de stabilité dans une chose il la déstabilise rapidement… mais l’inverse est vrai aussi… Nous ne cessons de nous mettre en déséquilibre l’un l’autre… Nous recherchons le jaillissement improbable et comptons beaucoup sur ma mémoire des répétitions et ma capacité à retrouver des choses oubliées pour les remettre en jeu dans l’instant… Presque inconsciemment.


Y-a-t-il un moment de ce monologue que vous aimez particulièrement jouer ? et pourquoi ?

Pourquoi ? Avez-vous senti que je prenais plus de plaisir à certains moments que d’autres ? Mais… non, je n’ai pas de moment privilégié dans ce texte, c’est plus le voyage global qui m’intéresse, l’ensemble de ce qu’il propose en matière de réflexion, de jeu…. Je trouve dans chaque tableau un élément, un propos, une phrase, une image ou une idée qui me semble intéressant à défendre et cela bouge très souvent… Ce n’est pas toujours le même extrait qui va me provoquer une émotion.

Concevez-vous cette pièce comme une sorte de manifeste théâtral ? On y fait, en effet, beaucoup référence au théâtre…

Je n’aime pas trop le terme de manifeste car il renvoie pour moi à l’idée de règles, à quelque chose qui doit être « comme ça et pis c’est tout ». Ce n’est pas complétement faux pourtant de l’utiliser mais ici et pour moi, ce spectacle permet juste d’ouvrir et de proposer un condensé du travail primesautier qui intègre dans le texte la parole du comédien sur ce qu’il pense/fait/dit, et montre les différents masques auxquels il doit faire appel pour dire/faire et penser. Le théâtre y est donc constamment présent puisque conscient d’être en train de se faire et qu’il se joue de lui-même... Je pense que dans le parcours de notre compagnie cette pièce d’Antoine peut être considérée comme une « pièce d’apprentissage » et ici, elle nous permet de nous amuser rigoureusement de notre système. Un piège pour acteur quoi !

Je n’aime pas trop le terme de manifeste car il renvoie pour moi à l’idée de règles, à quelque chose qui doit être « comme ça et pis c’est tout ». Ce n’est pas complétement faux pourtant de l’utiliser mais ici et pour moi, ce spectacle permet juste d’ouvrir et de proposer un condensé du travail primesautier qui intègre dans le texte la parole du comédien sur ce qu’il pense/fait/dit, et montre les différents masques auxquels il doit faire appel pour dire/faire et penser.


 Enfin : « On était 3. Toi, moi et nous 2. » Est-ce un peu aussi la formule mathématique de création que vous pourriez utiliser avec Antoine Wellens ? Dans quelle mesure s’applique-t-elle dans ce travail en particulier ?

Depuis le début de la compagnie que nous avons créée avec Antoine et d’autres camarades, nous avons eu la chance de mettre en place des ateliers d’expérimentations théâtrales pour lesquels nous avons la plupart du temps signé les mises en scènes de nos deux noms… Ce travail à deux a souvent mis en avant une certaine complémentarité. Après s’être arrêtés sur une proposition de texte ou le sujet d’un projet, nous envisageons ensemble la démarche globale et le système de mise en scène. Antoine approfondit le sens, il met en perspective le propos, moi, j’interviens dans la direction d’acteur, la spatialisation, les images, j’aime beaucoup le travail de la lumière et du son…. Ce sont des allers-retours permanents et au final, on oublie souvent de qui vient l’idée. On se laisse des marges de manœuvre pour tester et approfondir une idée de l’un, une image de l’autre, qui modifie ou concrétise l’idée de l’autre ou l’image de l’un. Par nos ententes et nos désaccords, cela nous permet d’être dans un juste milieu… plus juste, peut-être… Enfin c’est presque quasi naturel que nous retrouvions cette formule pour le lapin, mais chacun à sa place de prédilection.  
Mais au final pour le Lapin, nous sommes beaucoup plus que deux ! Avec la « Grosse morue » (la structure) et ses capteurs, imaginée par la cellule Sorin-Rétière, les musiques originales, la programmation et l’univers sonore de Mikaël Gaudé assisté activement par Elise Sorin, l’édition du texte par les éditions de l’appartement, et bien sûr Hélène Sorin qui administre et développe la compagnie, cela constitue une belle équipe au travail et au service de ce petit lapin. 

Et du coup, quelle vision du théâtre Virgile Simon défend-il ? 

Rah la la la question est complexe ! Tout d’abord, un théâtre de service public, même s’il est quelque peu mis à mal depuis un certain temps, je crois encore, romantiquement peut-être, à l’émancipation par la culture. 
Ensuite, de par mon engagement avec le Primesautier Théâtre, je suis intrinsèquement intéressé par la notion « d’expérience collective », où le plateau est envisagé comme un lieu commun d’expériences sensibles et de réflexions à partager avec le public. J’aime retrouver ces notions au théâtre mais mes goûts sont assez éclectiques… Je peux tout aussi bien apprécier un spectacle de Julien Gosselin que de Marie-Josée Malis, un spectacle de Guillaume Vincent, de Vincent Macaigne ou de Castellucci… de Claude Régy, Kristian Lupa, Stanislas Nordey ou Yves-Noël Genod, Joël Pommerat ou Maguy Marin…ou encore Alain Béhar… J’essaie aussi d’être curieux du travail de nouvelles ou jeunes compagnies… et la danse, j’aime beaucoup la danse… Je me rends compte en fait qu’il y a, chez tous, une certaine recherche poétique, et pour certains, un certain propos politique, donc voilà, je défendrais un théâtre poétique et politique. Mais c’est d’un convenu ! Simplement le théâtre en fait ! Je veux juste qu’on ne me fasse pas oublier que je suis au théâtre, et que ce que l’on a me dire est important, quelle que soit la manière de le dire. Un théâtre qui ne se contente pas de mettre en image une histoire mais qui propose, non pas quelque chose de nouveau puisque tout à déjà été fait (enfin il paraît), qui questionne l’espace de la scène et son traitement, qui questionne les formes… J’aime un théâtre d’expérience, ce qui ne veut pas forcément dire expérimental… Avoir la sensation que j’assiste à « quelque chose » et voir comment différentes propositions théâtrales, en fonction de leurs sujets, de leurs formes, vont me « déplacer » intellectuellement et/ou de manière sensible et vont approfondir ma réflexion et ma qualité de présence au monde… Je peux quasiment tout aimer tant que je sens, même sans toujours comprendre, que les « bruits du monde » que l’on me présente sur scène, sont ceux d’un monde qui n’est pas vraiment le mien mais dans lequel je me reconnais. Quelque chose qui me permette d’observer et de saisir la logique de nos comportements, de nos contradictions… Ce qui est d’ailleurs, pour le primesautier théâtre, une question politique, esthétique et poétique, une question nécessaire… Après, en tant que comédien, j’aime globalement le « Travail ». J’ai beaucoup d’envies et il est primordial de vivre des expériences différentes, d’être en formation constante… C’est un point sur lequel je dois travailler : réussir à rencontrer et à m’ouvrir à d’autres équipes, d’autres manières de faire… en théâtre, mais aussi d’un point de vue plus « chorégraphique », ayant tout de même une affection particulière pour les formes dites « performatives », comme notre petit lapin qui flirte sans cesse avec… 
Bon voilà…et pour finir… une citation !! Je n’en connais pas beaucoup et elle n’est pas longue mais autour du jeu d’acteur, j’aime bien cette métaphore : « Jouer au théâtre, c’est être à la fois cheval et cavalier. » Laurent Terzieff.

De par mon engagement avec le Primesautier Théâtre, je suis intrinsèquement intéressé par la notion « d’expérience collective », où le plateau est envisagé comme un lieu commun d’expériences sensibles et de réflexions à partager avec le public.

 



EST-CE QU’UN CRI DE LAPIN QUI SE PERD DANS LA NUIT PEUT ENCORE EFFRAYER UNE CAROTTE ?
Auteur et mise en scène : Antoine Wellens
Avec Virgile Simon
Dispositif scénique interactif : Mikael Gaudé, Gaëlle Rétière et Élise Sorin
Production - Primesautier Théâtre : http://primesautiertheatre.org/
Texte édité aux éditions de l’appartement : http://www.leseditionsdelappartement.com/

Dates et lieux des représentations :
22h - Théâtre des Halles - Avignon / durée – 1h
Salle Chapiteau / Réservations : 04 32 76 24 51
Du 6 au 29 juillet - Relâche les 10, 17 et 24 juillet - Festival d'Avignon 2017


Crédit-photo : Elise Sorin & Fabienne Augié

Je peux quasiment tout aimer tant que je sens, même sans toujours comprendre, que les « bruits du monde » que l’on me présente sur scène, sont ceux d’un monde qui n’est pas vraiment le mien mais dans lequel je me reconnais.

L'interview d'Antoine Wellens sur le même spectacle : Antoine Wellens : les trois coups de la carotte