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Figure a Sea : la mer à boire de Deborah Hay

Écrit par Julie Cadilhac Catégorie : Danse Mis à jour : mardi 5 juillet 2016 14:34 Affichages : 659

CullbergPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Deborah Hay est une chorégraphe américaine qui a étudié la danse au début des années 60, a travaillé ensuite sur les possibilités de brouiller la ligne séparant traditionnellement la danse de la non-danse au Judson Dance Theater à New -York puis a poursuivi ses recherches dans le Vermount en tentant de faire côtoyer plusieurs états psychiques du danseur... Figure a Sea s'avère une rencontre médiocre entre ses pratiques de danse postmoderne et le Cullbergbaletten, une compagnie de danse suédoise fondée par Birgit Cullberg en 1967, dirigée depuis 2014 par Gabriel Smeets et qui fut longtemps l'un des principaux ballets novateurs au monde. Le projet était pourtant enthousiasmant : représenter la mer avec dix-sept danseurs et imaginer un mouvement sans fin...qui se termine heureusement!

Immédiatement on a la désagréable impression d'assister à une séance de travail durant laquelle les danseurs improvisent de manière plus ou moins inspirée selon le thème choisi. Décrire ce qui s'y passe est de l'ordre de l'impossible. Les liens tissés entre les interprètes sont opaques, sous nos yeux juste une matière brute dans laquelle s'insèrent parfois des borborygmes et grommelots, des échappées sans sens dans les issues à portée de plateau, qui contribuent à catégoriser cette " chorégraphie" comme une caricature désastreuse de la danse contemporaine. Aucune émotion si ce n'est peut-être un rire nerveux - mais tenu attention! Le public mérite des applaudissements fermes pour sa patience et son fair-play - qui fait tressailllir bon nombre de spectateurs. Les plus chanceux( le temps s'écoulera plus vite) auront vu peut-être des atomes, la démonstration d'une théorie sur la physique des particules...il est vrai que cette mer est étonnamment un ensemble éclaté, se conçoit dans une individualité déstabilisante pour notre conception originelle. La plupart des spectateurs cependant, après s'être évertués, dans un premier temps, à chercher là des poissons, ici des coquillages, plus loin des plantes marines ou encore le mouvement des marées ou même le ressac des vagues dans ces tableaux à l'esthétique peu convaincante...finissent par observer, le regard las et dépité, le naufrage de cette pièce soporifique. Si encore l'on avait des codes! Peut-être comprendrait-on pourquoi cela sautille régulièrement, entame des pas de classique au milieu d'un océan de n'importe quoi, use d'arrêts sur image? Le talent d'une œuvre réussie n'est-elle pas toutefois de parler un langage universel qui ne nécessite pas de traduction? Alors qu'en retiendrons-nous? Un Radeau de la Méduse conceptuel à éviter absolument! Une 1ère en France : souhaitons que ce soit la seule car à la vérité, c'est la mer à boire....

Figure a Sea

CULLBERGBALETTEN

Chorégraphie et direction artistique : Deborah Hay

Musique : Laurie Anderson
Design sonore : Martin Ekman
Lumière : Minna Tiikkainen assistée de Heikki Paasonen
Costumes : Marita Tjärnström
Assistants à la chorégraphie : Mira Mutka, Laurent Pichaud
Directrice des repetitions : Lisa Drake

Crédit-photo : Kopia

Dates des représentations :

Les 29 et 30 juin 2016 au Théâtre de l'Agora ( Festival Montpellier Danse) - 1ère en France

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