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La Flûte enchantée : Béjart continue à enchanter la danse avec Mozart

Écrit par Guillaume Chérel Catégorie : Danse Mis à jour : mercredi 7 février 2018 16:11 Affichages : 262

Flute enchantéePar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ Pour célébrer ses trente ans le Béjart Ballet Lausanne revient à Paris avec un ballet mythique, "La Flûte enchantée", pour cinq représentations exceptionnelles : « Une féérie qui nous emporte dans la poésie pure de l’enfance », disait Maurice Béjart, disparu il y a dix ans.

Son successeur, Gil Roman, directeur artistique de la compagnie, a créé un spectacle dansé qui alterne des scènes magiques, ou comiques, tout en restant fidèle à la partition de Mozart et à l’âme de Béjart. Ce ballet à fois moderne et classique, dans sa chorégraphie, rend la musique visible tout en révélant l’essence du mouvement. C'est une fable philosophique et un conte initiatique, mais aussi un plaisir pour les yeux et les sentiments. En effet, si La Flûte enchantée prône l’acceptation de la faillibilité humaine, et le triomphe de l’amour sur la désunion, c’est également un message de paix qui voit victorieuse l’ère des lumières (la franc-maçonnerie) sur l’obscurantisme.

Le résultat est bluffant, merveilleux. Plus de deux heures d’enchantements en mouvements, gracieux, sensuels. De quoi faire taire les polémiques (sur le prétendu autoritarisme de l’héritier, la singularité de son interprétation de l’œuvre de Béjart, voire le peu d’empressement des décideurs parisiens et suisses pour honorer la mémoire du maître) : « J’ai nettoyé l’œuvre de Béjart, explique Gil Roman, pour que les danseurs se l’approprient, se sentent bien sur scène ». Il réussit le tour de force de nous faire redécouvrir "La Flûte enchantée", dépoussiérée, sans oublier de ressusciter Béjart. Les êtres sont vivants quand on pense à eux. Voici ce que disait le grand « absent-présent » du ballet, en général, et de "La Flûte enchantée" en particulier : « La danse bejartest tout d’abord un rituel, dans toute civilisation traditionnelle. Danse et rite sont inséparables, le prêtre danse, le sorcier, le chaman dansent, le pharaon aussi bien que David, roi et prophète, dansent devant l’image de leur divinité. C’est par le geste (MUDRA) que le rituel opère. Le ballet tel que le connaît notre civilisation occidentale, né à la fin du XVIe siècle, fut tout de suite à son aise dans la féerie, l’allégorie, le merveilleux, et la liste serait longue de nos ballets dont les titres se confondent avec ceux de nos contes de fées. C’est pour cela qu’il m’a semblé évident que des danseurs pouvaient rendre la pensée subtile de Mozart, et qu’une partition chorégraphique délicatement entrelacée entre les lignes de la musique aurait moins de poids qu’une simple mise en scène pour traduire ce double univers féerique et rituel. Cela peut sembler une étrange entreprise que celle de faire danser un opéra dans son intégralité, mais d’une part (et je l’ai déjà souvent expérimenté) la voix humaine est le plus merveilleux support pour la danse, d’autre part le geste chorégraphique transcende le réalisme et prolonge la pensée subtile de la phrase musicale. En montant "La Flûte enchantée", je n’ai pas cherché à glisser dans une œuvre parfaite la moindre intention personnelle, ou message surajouté, mais à écouter scrupuleusement (et amoureusement) la partition, lire le livret et traduire. On me demande souvent quel est le sujet de La Flûte. Je terminerai en cédant la parole à un spécialiste, Jacques Chailley, qui a analysé dans un ouvrage magistral cet opéra maçonnique :« Le sujet fondamental, on commence maintenant à le comprendre, est donc le conflit des deux sexes, conflit qui trouve son aboutissement dans le mystère du couple. L’homme et la femme doivent d’abord se chercher, puis, s’étant trouvés, dépasser leur condition première par une série d’épreuves qui les rendront dignes de leur nouvel état. » (Maurice Béjart).

La Flûte enchantée - le Ballet Béjart Lausanne

CHORÉGRAPHIE : Maurice Béjart
MUSIQUE : Wolfgang Amadeus Mozart
DÉCORS ET COSTUMES : D’après les plans originaux d’Alan Burrett
CRÉATION COSTUMES : Henri Davila
CRÉATION LUMIÈRE : Dominique Roman

Dates et lieux des représentations: 

- Du 7 au 11 février 2018 au Palais des Congrès ( 2, place de la Porte Maillot, à Paris 17e ) - Réservations : 01 40 68 22 22.

- Les 14 et 15 février 2018 à Massy Palaiseau

- Du 5 au 8 avril à l'Opéra de Versailles du 5 au 8 avril

- Le 16 juillet 2018 aux Chorégies d'Orange le 16 juillet 2018

Crédit-photo : Francette Levieux

https://youtube.be/AU5AHQcyghk