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Le secret de Pembrooke Park : une romance historique où les cœurs et les murs ont leur mystère à percer

Écrit par Julie Cadilhac Catégorie : Romances & New Adult Mis à jour : mardi 8 décembre 2015 20:35 Affichages : 1647

Le secret de pembrooke parkPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Abigail Foster est une Elizabeth Bennet en puissance. Brillante mais d'une beauté moins évidente que sa jeune sœur Louisa qui fait pâmer les gentilhommes qui s'en approchent. Depuis qu'elle est toute petite, elle est amie avec Gilbert Scott avec lequel elle espère secrètement un mariage après son retour d'études d'architecture en Italie.

Cependant, le soir où sa propre famille et celle de Gilbert fêtent le départ du jeune homme, elle surprend sa sœur lui donner avec autant de discrétion que d'yeux doux un présent...et la réaction troublée de Gilbert ainsi que l'entretien lors duquel, peu avant dans la soirée, il lui a confié préférer ne pas s'engager avec elle avant de revenir d'Italie, l'incite à penser que ses espoirs matrimoniaux sont en train de fondre comme neige au soleil. Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, la famille Foster apprend qu'elle est ruinée peu après, suite à de regrettables erreurs de placements financiers. Un jour, un notaire, répondant au nom d'Henri Arbeau, vient rendre visite aux Foster et leur explique qu'ils sont de lointains cousins d'une famille ayant une grande demeure dans le Berkshire et que ces derniers souhaiteraient, sous couvert d'anonymat, leur prêter gratuitement ce lieu pour qu'il ne reste pas inoccupé et qu'ils l'entretiennent. Une occasion inespérée pour la famille d'Abigail. Mais ce cadeau n'est-il pas trop beau pour ne pas être empoisonné? A son arrivée, en tous cas, la jeune fille tombe sous le charme de Pembrooke Park et, très vite aussi, de ses voisins dont le vicaire William Chapman, au trait d'esprit vif et à la générosité sans égale...
Une romance historique idéale pour les hivers tristes comme la pluie. On s'y réfugie comme auprès d'un bon feu de cheminée (et c'est drôlement plus pratique - et accessible- parce qu'on est peu à en avoir une sous la main). L'écriture n'est pas exigeante, la tension dramatique joue avec aisance toutes les gammes de l'émotion et l'on n'a plus envie de lâcher ce satané bouquin tant que tous les mystères que renferme cette drôle de maison ne seront pas résolus et que l'on n'aura pas la garantie qu'Abigail ( qu'on adôôôre forcément puisqu'elle nous ressemble) finira bien - à la différence de nous - parce qu'on n'a pas la chance d'être une héroïne de l'époque victorienne - avec un gentleman parfait qui sait doser avec délice le respect qu'il doit à la dame qu'il vénère et les audaces qui lui font monter le feu aux joues. Bref...vous l'aurez compris, vous pouvez offrir ce roman les yeux fermés à toutes les femmes qui ont besoin d'oublier, l'espace de quelques heures, que les hommes bien réels ( à quelques exceptions près peut-être mais où sont-elles?? ) ont un QR ( comprenez Quotient Romantisme) qui avoisine le plus souvent le zéro et une audace amoureuse désespérante. Heureusement, mesdames, que d'autres femmes bienveillantes, des auteures, sont là pour prendre soin de vous, vous embarquer pour une parenthèse victorienne passionnée et donner à votre coeur les palpitations qu'il mérite!

" Abigail se révéla être un guide parfait. A l'aide d'informations qu'elle avait glanées dans le livre de l'histoire de Pembrooke trouvé dans la bibliothèque, elle leur décrivit avec enthousiasme la maison, son style et l'âge approximatif des diverses parties ajoutées, enjolivant ses descriptions de détails sur l'architecture qu'elle avait appris de Gilbert. Alors qu'ils se trouvaient dans le salon, elle remarqua qu'elle n'avait pas toute l'attention de Kitty. Interrompant son monologue, elle se contenta de faire un geste en direction du vieux piano, l'invitant à jouer de l'instrument laissé à l'abandon. La jeune fille se jucha sur le tabouret et joua quelques notes hésitantes.
Elle s'aperçut alors que Mr Chapman la regardait avec une expression pleine de curiosité.
- Pardonnez-moi, s'excusa-t-elle. Je me suis emballée.
- Pas le moins du monde. Je suis simplement surpris de tout ce que vous connaissez en matière d'architecture. C'est tout à fait impressionnant.
Gênée par son regard admiratif, elle haussa les épaules.
- Ce n'est rien, vraiment. J'ai toujours été fascinée par le sujet.
- Puis-je vous demander pourquoi? "

Le secret de Pembrooke Park
Auteur: Julie Klassen
Traduit de l'anglais par : Agnès Jaubert
Éditions: Milady Romance

Prix: 15,20€
Parution: novembre 2015